Au terme de cette 1ère année de la présidence Sarkozy, 2 seuls mots peuvent tout résumer : gâchis et déception.
Quand on se souvient de l’espoir que les français ont eu en Nicolas Sarkozy dans sa volonté de rompre avec le passé. La déception et
la colère des électeurs qui ont voté pour lui s’expliquent tout naturellement par leur sentiment, justifié, d’avoir été trompés.
Le Président n’a pas respecté ses promesses (lutte contre l’euro cher, une France plus juste, lutte pour les droits de l’homme,
relance du pouvoir d’achat, …) et pire, il s’est engagé parfois dans des politiques à contrecourant de ses discours de campagne (renforts en Afghanistan, retour dans l’OTAN, critique de la
laïcité, ouverture à la gauche caviar, ...). Quant au style, il a davantage donné l’impression de jouer avec la fonction et au star système, que d’incarner avec la sobriété la plus haute fonction
de notre pays.
Personne ne peut se réjouir de ce fiasco car c’est de la France qu’il s’agit.
Désormais l’enjeu est double. Eviter le pire jusqu’en 2012 et préparer l’après-Sarkozy. Dans les deux cas, il faut inlassablement
présenter une offre politique alternative qui s’emploie à traiter à la racine les problèmes du pays et que nous défendons depuis des années derrière François Bayrou.
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une autre politique économique pour renforcer la compétitivité de nos entreprises, seul moyen d’éviter les délocalisations et de
mieux partager les fruits de la croissance, (création du bisness act, baisse des charges sur les PME, Artisans et PMI, investissement massif dans les nouvelles technologies, développement de la
participation).
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une autre politique pour desserrer le carcan qui asphyxie notre pays et de proposer un nouveau contrat social et républicain (réforme plus juste, nouveau modèle social,…)
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une autre politique étrangère pour restaurer l’indépendance de la France (retrait progressif d’Afghanistan, maintien de notre
autonomie envers l’OTAN, relance d’une vraie politique sur les droits de l’homme,…), les droits de l’homme valent plus que les droits économiques.
Mais au-delà, les Français ont autant besoin de se sentir respectés et pris en considération. C’est pourquoi seul l’usage d'une
démocratie participative sur des sujets clés pourrait permettre de les réconcilier avec des élites qui, aujourd’hui, veulent imposer de force un modèle de société qui n’est pas le nôtre.
En cette période de doute, plus que jamais, nous devons forger un rassemblement des démocrates de bonne volonté, attachés à la Nation
comme un Etat fort et impartial, conscient de la réalité de la guerre économique mondiale et résolu à réconcilier l’efficacité du marché avec la justice sociale, porteur enfin d’une autre vision
de la France, l’Europe et du Monde.
Ce rassemblement doit, dès les prochaines élections européennes de juin 2009, rassembler les Français autour d’un autre modèle de
société.
Notre modèle, c'est la loi du plus juste.
La France ne veut ni la société d’une droite dure que l'on essaye de nous imposer, ni la société de l’assistanat, d'une
gauche en manque de projet.
L'une est dure pour les faibles, douce pour les puissants. On fait applaudir en meeting ceux qui se lèvent tôt et siffler ceux qui ne
se lèvent pas … Ceux qui ne se lèvent pas, ou plus, pour la plupart d'entre eux, souhaiteraient eux aussi avoir un travail.
La société de l'autre, c'est un modèle que nous avons essayé, et qui a échoué. Il repose sur l'idée que l'État va s'occuper de tout.
Pour nourrir cet État-là, il faudra augmenter considérablement les impôts, les prélèvements obligatoires - déjà en tête de tous les classements mondiaux.
Nous voulons une République honnête, un État impartial. J’aime cette République qui s'appelle liberté,
qui s'appelle égalité, qui s'appelle fraternité. Ce sont trois vertus de résistance et d’une société plus juste.
Notre modèle n'est pas la loi du plus fort, c'est la loi du plus juste.
Ce modèle social commence à l'école. L'école n'est pas seulement un lieu d'éducation et de
savoir : c'est la clef de la cohésion nationale. A chaque Français, la République dit : "Par l'école, tu auras ta chance !". Prenons l'engagement de faire de l'école un lieu où les
enseignants, les élèves, le savoir soient en sécurité.
Deuxième chapitre de notre contrat républicain : les banlieues. Faire de la concentration sociale
fut une grande erreur. Nous devons réintroduire la mixité sociale, imposer du logement social dans tous les programmes de logement. En direction des quartiers qui sont de fait, aujourd'hui,
fermés, je souhaite un véritable programme
de transports. Nous devons organiser le retour de l'État dans ces quartiers. Nous avons besoin d'une police de proximité, avec des recrutements dédiés aux quartiers pour qu'ils soient stables
dans le temps, pour que les policiers soient capables d'interpeller les gamins en les appelants par leur prénom. Et il faut de la démocratie : des conseils de quartier, la démocratie
participative à tous niveaux et lieux.
Combattons la souffrance sociale, l'exclusion. Le secteur de la santé mentale se sent abandonné ;
parfois, les malades aussi ne trouvent plus de place dans notre société. Le nombre de bénéficiaires du RMI a augmenté depuis 5 ans. Parmi eux, des gens qui n'osent plus sortir de chez eux, qui
n'osent pas avouer à leurs proches leur situation. Enfermés parce que, lorsqu'un travail est possible, il entraîne de telles difficultés, de telles dépenses, de telles pertes d'avantages divers,
que l'on est conduit à refuser l'emploi.
Toute personne qui choisit le travail plutôt que l'assistance, doit y gagner ! Cela impose une
simplification de toutes les aides, unifiées en une allocation qui tiendra compte de la situation de chacun, et cumulable de manière dégressive avec la reprise d'emploi. Et à toute personne
aujourd'hui réduite à l'inactivité, je veux qu'en plus du modeste mandat qu'on lui verse mensuellement, on lui offre une activité au service de la société, si elle a les capacités physiques ou
mentales nécessaires. Une activité indemnisée, dans une collectivité locale ou une association.
Je souhaite une nouvelle démocratie sociale, qui reconstruise la légitimité de la société face à celle de
l'État. Qu'en matière sociale, on ne puisse plus voter une loi sans l'avoir déposée trois mois auparavant devant les partenaires sociaux. Nous devrions retrouver, entre l'État et les
citoyens, des "corps intermédiaires" capables d'exprimer, face à l'État, la compétence des citoyens.
Cette France, celle de la loi du plus juste, défendre un modèle de société auquel beaucoup d'autres peuples pourront se référer. Elle
retrouve sa vocation et son Histoire. Elle retrouve l'espoir."
Ce Modèle de société c’est celui que François Bayrou défend, que je défendrai derrière lui et avec lui.
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